Tzolk’in : Le calendrier maya

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UNE INCURSION DANS LE MONDE MAYA

Tout le monde a entendu parler des Mayas, de leurs temples, leurs dieux, de leur connaissance avancée en science et surtout de leur célèbre calendrier. L’ancienne civilisation Maya continue de fasciner même aujourd’hui et dans le domaine ludique, elle a servi de thématique dans plusieurs jeux. Or Tzolk’in : le Calendrier Maya élève cette thématique à un tout autre niveau. Imaginez un plateau de jeu avec des engrenages qui tournent pour marquer chaque tour. Eh bien, c’est ce qu’on retrouve avec ce jeu de stratégie, qui se distingue du reste. Le plateau de jeu représente le calendrier maya constitué d’un rouage à 26 dents qui fait tourner 5 autres engrenages plus petits qui constituent 5 villages mayas. Le jeu se joue de 2 à 4 joueurs, cependant s’il y a seulement 2 joueurs, il y a aura 2 autres joueurs «fictifs » qui auront une présence sur le plateau, ou un seul si la partie se joue à 3 joueurs. À chaque tour, il faut poser ou reprendre des ouvriers de notre tribu qui peuvent exécuter diverses actions. Une fois que tous les joueurs ont joué, le tour est terminé et l’engrenage avance d’un cran, ce qui fait avancer les plus petits engrenages et les ouvriers qui s’y trouvent sur l’ensemble du plateau. Plus un ouvrier reste longtemps sur un village (un engrenage), plus ses possibilités d’actions deviennent importantes. Il ne faut non seulement placer les ouvriers judicieusement mais également bien les gérer en s’assurant de pouvoir leur payer un salaire en maïs à des moments spécifiques, tout comme un jour de paye dans la vraie vie. En effet, dans le jeu, le maïs sert de nourriture et de monnaie, un autre clin d’œil à la culture maya. On peut également construire des monuments et des temples pour vénérer les dieux, ce qui vient augmenter notre score individuel, avec l’aide de ressources qu’il faut obtenir tels le bois, la pierre et l’or.

À prime abord, il faut dire que le visuel du jeu est excellent, les graphiques sont beaux et tout le matériel, jusqu’à la plus petite pièce, est de haute qualité. En parlant du matériel, il y a toute une abondance de contenu. Sans compter le plateau, il y a 304 pièces individuelles, ce qui comprend les engrenages qu’il faut apposer sur le plateau. Ceci apporte une valeur ajoutée au jeu et les amateurs de jeux avec beaucoup de contenu seront comblés. Cependant, avec autant de matériel, le fabricant du jeu aurait pu ajouter quelques petits sacs de plastique ou bien des sections de rangement dans la boite, ce qui n’est pas le cas. À moins qu’on fournisse nos propres sacs, tout le matériel va se retrouver pêle-mêle dans la boite. Ceci fait que mettre en place le jeu et le ranger peut prendre énormément de temps. Un autre aspect qui va vous prendre beaucoup de temps est la lecture des règles, le manuel comprend un total de 16 pages. Heureusement, il y a plusieurs images explicatives qui accompagnent les règles et qui facilitent son apprentissage. En ce qui concerne l’expérience de jeu, il faut souligner l’originalité incontestable de la mécanique du jeu. On aime le fait que les joueurs ne jouent pas contre les autres, mais bien dans le but de faire avancer leur propre score. Loin d’être un jeu superficiel, Tzolk’in propose une stratégie du jeu profonde, variée et très bien balancée. Pour toutes ces raisons, nous avons aimé Tzolk’in : le Calendrier Maya, nous le recommandons à tous ceux qui désirent un jeu tout à fait original et nous lui accordons une note parfaite 6/6.

Points forts
(+) Visuel extra
(+) Qualité du matériel
(+) Originalité de la mécanique du jeu
(+) Stratégie profonde et très bien balancée
(+) On ne joue pas contre les autres, mais plutôt pour notre score

Points faibles
(-) Pas d’aide de rangement
(-) Règles de jeu longues à saisir
(-) Mettre en place le jeu et le ranger est très long

Comment jouer ?

-Le plateau de jeu représente un calendrier maya constitué d’un rouage à 26 dents qui s’engrènent dans 5 rouages plus petits représentant les 5 villages où la civilisation maya se développe.

-Palenque vous permet de récolter du maïs et du bois. Yaxchilan est une montagne qui offre une diversité de matériaux comme le bois et la pierre. C’est également là que se trouve une mine de crânes de cristal. Tikal est le centre du développement architectural et technologique. Uxmal est le centre du commerce. Un joueur peut également y faire des offrandes aux dieux. Finalement, Chichen Itza est un lieu sacré où vous pouvez y laisser vos crânes de cristal et obtenir la faveur des dieux et le plus de points.

-Chaque joueur joue son tour en commençant par le premier joueur puis dans le sens des aiguilles d’une montre. À son tour, il doit placer un ou deux pions de sa tribu, qui représentent des ouvriers, sur une case libre d’un des 5 villages de son choix au numéro le plus bas du rouage. Le pion avance automatiquement d’un cran sur le rouage dès que tous les joueurs ont terminé leur tour et qu’on avance l’engrenage principal d’une coche.

-Au centre de cet engrenage principal se trouve la banque, où tous les jetons d’argent sont placés en amas

-Lorsque son tour revient, le joueur peut choisir s’il laisse sont pion à son endroit, où s’il le retire. Plus un pion reste longtemps dans un village, soit dans un engrenage secondaire, plus la récompense sera grande lorsqu’il déplacera ce pion hors du village. La valeur de la récompense augmente à chaque tour d’engrenage où le pion reste dans le village.

-Le maïs est la matière première de base et on l’utilise à la fois comme nourriture et comme monnaie pour payer ses ouvriers. Les actions dans les diverse villages vous permettent de récolter du maïs, d’extraire des ressources naturelles comme du bois, de la pierre ou de l’or. Ces ressources peuvent ensuite être utilisées pour construire des monuments ou des temples, ce qui apaise les dieux et accorde plus de points afin d’augmenter le score du joueur.

-Les joueurs peuvent suivre leur relation avec les trois dieux Quetzalcoatl, Kukulcan et Chaac grâce aux 3 temples du plateau. Certaines actions permettent de gravir les marches d’un temple ou l’autre. Chaque marche de gravie donne un ou plusieurs points vers le score du joueur. La tribu la plus fervente gravira les marches le plus rapidement.

-Les dieux octroient des points de victoire à deux reprises pendant la partie. Il est aussi possible de gagner des points de victoire en construisant certains bâtiments ou en transportant des crânes de cristal à Chichen Itza. La partie s’achève après une révolution du rouage Tzolk’in.

-Les ressources naturelles restantes et la quantité de maïs de chaque joueur sont converties en points de victoire et d’autres points sont attribués par certains bâtiments.

-Le joueur qui a alors le plus de points de victoire remporte la partie.

Contenu

  • plateau de jeu
  • 6 rouages de tailles diverses
  • 24 ouvriers en bois, de différentes couleurs
  • 28 marqueurs en 4 couleurs
  • 4 marqueurs de score en 4 couleurs
  • 65 cubes en bois (représentant bois, pierre et or)
  • 13 crânes en plastique (représentant le cristal)
  • 65 jetons maïs de valeur 1 ou 5
  • 28 tuiles récolte
  • 21 tuiles richesse de départ
  • 13 monuments
  • 32 bâtiments
  • 4 plateaux de jeu individuels
  • 1 jeton premier joueur

Détails

Année : 2012
Auteurs : Daniele Tascini et Simone Luciani
Éditeur : Iello
Langue(s) : français
Durée : environ 90 minutes
Prix : 45 $

1 commentaire pour “Tzolk’in : Le calendrier maya

  1. 10 mars 2018 at 06:25

    Merci beaucoup ma belle.Des bisous

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